
Un drone iranien percute un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz
L'Iran a lancé au moins 4 drones d'attaque contre des navires traversant le détroit. Trois ont été interceptés et abattus. Le quatrième a percuté le pont supérieur du KIKU, endommageant le bâtiment sans l'immobiliser. À la suite de cet incident, l'UKMTO a relevé son niveau de menace dans le détroit d'Ormuz à « substantiel ».
Dans la même journée, des drones iraniens ont visé Bahreïn, qui héberge la Ve Flotte de la marine américaine. Manama a condamné ces frappes dans les termes les plus vifs, les qualifiant de « menace flagrante contre la sécurité des citoyens et des résidents » et affirmant se réserver le droit de se défendre.
Ces attaques surviennent au lendemain de frappes américaines sur des sites iraniens de missiles, de drones et de radars côtiers. Le Commandement central américain (CENTCOM) a confirmé ces frappes pendant la nuit, menées en représailles à une attaque iranienne par drone contre un cargo dans le détroit le jeudi précédent.
Donald Trump a réagi sur Truth Social en imputant directement la responsabilité à Téhéran : « La République islamique d'Iran a lancé au moins 4 drones d'attaque à sens unique contre des navires traversant le détroit d'Ormuz. L'un des drones a solidement percuté le pont supérieur d'un grand navire de transport de fret très coûteux. Des dégâts ont été causés, mais le navire a pu poursuivre sa route. Nous avons abattu trois autres drones. De toute évidence, c'est une violation stupide de notre accord de cessez-le-feu. »
Les États-Unis et l'Iran négocient toujours les termes d'un accord intérimaire, conclu la semaine dernière, qui prévoit 60 jours pour finaliser un accord définitif. Le vice-président JD Vance avait averti vendredi soir que « la violence sera répondue par la violence ».


