
L'armée libanaise disperse des émeutes du Hezbollah à Beyrouth hostiles à l'accord avec Israël
L'accord-cadre trilatéral qui cristallise ces violences prévoit explicitement l'exclusion du Hezbollah et de l'Iran de son architecture. L'ambassadeur israélien aux États-Unis, Yechiel Leiter, l'a formulé sans ambiguïté : « Dans cet accord-cadre trilatéral basé sur la performance, l'Iran est exclu, le Hezbollah est exclu, et la voie de la paix entre Israël et le Liban est ouverte. »
Cette clause d'exclusion constitue précisément ce que le Hezbollah cherche à faire échouer. En occupant les artères de Beyrouth, le mouvement tente de signifier que tout accord conclu sans son aval restera lettre morte sur le terrain. L'intervention de l'armée libanaise pour disperser ces rassemblements indique en revanche que les institutions officielles de l'État entendent maintenir le processus diplomatique hors de portée des pressions du mouvement.
Le qualificatif « basé sur la performance » inscrit dans la formule de Leiter renvoie à un mécanisme de vérification progressive : les engagements des parties doivent être démontrés par des actes concrets avant chaque étape suivante. Une architecture conçue pour marginaliser les acteurs non étatiques, au premier rang desquels le Hezbollah, dont la présence armée dans le sud du Liban demeure le nœud central du contentieux avec Israël.
L'armée libanaise a rétabli la circulation sur les axes bloqués après avoir dispersé les manifestants.


