
Les États-Unis frappent actuellement des cibles iraniennes près du détroit d'Ormuz
Le CENTCOM a lancé une 2e vague de frappes contre des cibles militaires iraniennes le 27 juin, en réponse à une nouvelle attaque de Téhéran contre un pétrolier dans le détroit d'Ormuz. L'escalade survient moins de 24 heures après une 1re série de frappes américaines.
L'Iran avait attaqué à 4h30, heure de l'Est, le M/T Kiku, pétrolier battant pavillon panaméen, au moyen d'un drone d'attaque unidirectionnel. Le navire traversait le détroit d'Ormuz avec plus de deux millions de barils de pétrole brut à son bord. Cette frappe a suivi de peu l'attaque iranienne contre le cargo M/V Ever Lovely, de pavillon singapourien, qui avait déclenché la 1re riposte américaine la veille.
Les avions de combat du CENTCOM ont visé les infrastructures de surveillance militaire iraniennes, les systèmes de communication, les sites de défense aérienne, les installations de stockage de drones ainsi que les capacités de pose de mines marines. Des frappes auraient également touché l'île de Qeshm et les villes portuaires de Bandar Lengeh et Bandar Kong, toutes situées à proximité du détroit d'Ormuz.
Un haut responsable américain a confirmé l'ampleur de l'opération : « L'Iran avait la possibilité d'arrêter de tirer, et il ne l'a pas saisie. Au lieu de cela, il a attaqué un autre navire dans le détroit d'Ormuz. » Selon ce même responsable, cette 2e vague serait plus étendue que les frappes de la nuit précédente. L'Iran aurait par ailleurs lancé 9 drones en direction de Bahreïn dans la même période.
Le vice-président américain JD Vance, qui a joué un rôle central dans la négociation du mémorandum d'accord avec Téhéran, avait averti dès vendredi soir : « La violence sera répondue par la violence. » Le CENTCOM a précisé que le transit des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz se poursuit et que ses forces restent en état d'alerte.


