
L'Iran lance actuellement des missiles et des drones vers le Koweït et le Bahreïn
Les Gardiens de la Révolution (CGRI) ont revendiqué l'opération, affirmant avoir visé ce qu'ils désignent comme « l'armée terroriste américaine » stationnée dans le Golfe. Le Bahreïn, qui accueille le quartier général de la 5e Flotte de la marine américaine à Manama, a confirmé avoir été touché par « un certain nombre de drones iraniens ». Sirènes d'alerte et avertissements d'urgence ont également retenti au Koweït, dont la Protection civile a ordonné à la population de rejoindre des abris et de s'éloigner des fenêtres.
Le ministère des Affaires étrangères de Bahreïn a dénoncé une « violation flagrante » de sa souveraineté et du droit international, appelant le Conseil de sécurité de l'ONU à tenir Téhéran pour responsable. « Les attaques continues du régime iranien, à un moment où les efforts régionaux et internationaux s'orientent vers la désescalade, font reposer l'entière responsabilité sur Téhéran et révèlent une approche fondée sur la déstabilisation », a déclaré le ministère bahreïnien.
Koweït City a emboîté le pas, qualifiant les frappes iraniennes de « sape dangereuse des efforts de paix et de stabilité, et de menace pour la sécurité de la région ». Les Émirats arabes unis ont également condamné l'attaque, réaffirmant leur soutien à Bahreïn.
La séquence remonte à jeudi : l'Iran a attaqué un navire commercial dans le détroit d'Ormuz, provoquant des frappes américaines nocturnes du vendredi sur des sites de missiles, de drones et de radar iraniens. Téhéran a répliqué dès samedi matin en visant le Bahreïn et le Koweït.
Ces événements surviennent 10 jours après l'entrée en vigueur, le 18 juin, d'un mémorandum d'entente entre Washington et Téhéran, signé sous médiation pakistanaise par le président Donald Trump et son homologue iranien Masoud Pezeshkian. Le président Trump avait qualifié vendredi l'attaque iranienne sur le navire commercial de « violation stupide » du cessez-le-feu.


