
Trump : « Erdogan aurait pu rejoindre l'Iran contre Israël, mais il m'a écouté »
Donald Trump a dressé un bilan sévère de ses alliés européens lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte à la Maison Blanche mercredi, dénonçant leur absence de soutien pendant la guerre en Iran et saluant au contraire la retenue du président turc Recep Tayyip Erdogan.
Face à Rutte, venu défendre la contribution des Européens graphiques à l'appui, Trump n'a pas retenu ses critiques. « Nous avons été déçus. Nous n'avions pas besoin d'aide pour ça, mais ça aurait été sympa s'ils avaient dit : "Nous aimerions aider" », a-t-il lancé. Le président américain a nommément visé plusieurs pays : « J'ai été déçu par l'Italie. J'ai été déçu par le Royaume-Uni. J'ai été déçu par l'Allemagne et la France. » Il a réservé ses mots les plus durs à l'Espagne, qu'il a qualifiée de « véritable cauchemar ».
Le ton a changé lorsqu'il a évoqué la Turquie. Trump a affirmé qu'Erdogan, qu'il a présenté comme « un ami », aurait pu basculer dans le conflit du côté de l'Iran. « Il était un candidat principal pour entrer en guerre, peut-être du côté de l'Iran, parce qu'il n'est pas un grand fan d'Israël », a-t-il déclaré. « Je lui ai demandé de rester en dehors. Il est resté en dehors. »
Trump a ajouté qu'il se rendrait au prochain sommet de l'OTAN « par respect pour le président Erdogan ».


