
L'Iran restreint actuellement le nombre de navires autorisés à franchir le détroit d'Ormuz
Le trafic maritime dans le détroit s'est de nouveau bloqué ce week-end après que Téhéran a annoncé la fermeture de la voie d'eau, selon la société de renseignement maritime Windward. L'accord américano-iranien du 17 juin prévoyait la reprise immédiate du trafic commercial, mais la cadence de cette réouverture demeure incertaine.
Sur le plan diplomatique, le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a rencontré des responsables omanais à Mascate le 23 juin pour négocier une gestion conjointe irano-omanaise du détroit. Une déclaration commune a suivi, réaffirmant l'engagement des deux parties envers la clause 5 du mémorandum d'entente américano-iranien. Ce texte prévoit qu'Iran et Oman travailleront ensemble à « définir la future administration et les services maritimes dans le détroit d'Ormuz », en consultation avec les autres États riverains du Golfe persique.
L'Institute for the Study of War (ISW) relève que Téhéran formule systématiquement la situation en affirmant que la marine des Gardiens de la Révolution « autorise » les navires à passer, une formulation qui sous-entend le droit de refuser le passage à tout moment. L'Iran a déjà utilisé ce levier pour tenter d'arracher des concessions lors des négociations avec Washington.
Environ 20 % du pétrole mondial transite par le détroit d'Ormuz. La voie maritime est effectivement bloquée depuis le déclenchement du conflit entre les États-Unis et l'Iran fin février 2026. L'accord du 17 juin, conclu en marge de pourparlers en Suisse, devait officiellement rouvrir le passage au trafic commercial, selon CNN.


