
L'Iran lance ce matin des drones vers le Bahreïn en riposte aux frappes américaines
Le Commandement central américain (CENTCOM) avait justifié ses frappes par une attaque iranienne au drone contre un navire commercial dans le détroit d'Ormuz, la qualifiant de violation du cessez-le-feu conclu la semaine précédente. CENTCOM avait ciblé des dépôts de missiles et de drones iraniens ainsi que des installations radar côtières, décrivant l'opération comme une réponse à « une agression injustifiée contre la navigation commerciale ».
Dans un communiqué, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué avoir « touché des points d'installation de l'armée terroriste américaine dans la région », avertissant : « En cas de répétition de l'invasion, notre réponse sera plus large que celle-ci. »
Le Bahreïn a condamné l'attaque aux drones comme « une violation flagrante » de sa souveraineté et « une menace à la sécurité de ses citoyens et résidents », se réservant le droit de se défendre. Le royaume abrite la 5e Flotte de la marine américaine et venait d'accueillir le secrétaire d'État Marco Rubio pour une réunion des ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe. La rencontre s'était conclue par un appel conjoint à la liberté de navigation dans le détroit, sans péages ni « tentatives d'en revendiquer le contrôle ».
Le ministère iranien des Affaires étrangères a qualifié ses attaques de « défensives », invoquant une violation de la Charte des Nations Unies. Téhéran soutient que la gestion du passage dans le détroit d'Ormuz relève de sa compétence exclusive avec Oman, et menace d'instaurer des droits de transit que Washington et les États du Golfe rejettent.
Ali Akbar Velayati, conseiller du Guide suprême iranien, a averti les alliés américains du Golfe que leur survie « dépendait de la tolérance de Téhéran ».


