
L'Iran dément tout accord sur l'inspection de ses sites nucléaires par l'AIEA
Téhéran a officiellement démenti lundi toute promesse d'inspection de ses sites nucléaires par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), contredisant directement des déclarations du vice-président américain JD Vance et du président Donald Trump.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a été explicite : « Nous n'avons pas prévu que l'AIEA inspecte les installations nucléaires iraniennes qui ont été endommagées à la suite de l'agression ennemie. Nous n'avons pas eu de réunion avec le Directeur général de l'AIEA. » Baghaei a ajouté que Téhéran n'a pris « aucun nouvel engagement » sur les inspections, et que toute coopération avec l'agence onusienne se poursuivrait « selon les procédures existantes fixées par le Parlement et le Conseil suprême de sécurité nationale ».
Cette mise au point intervient après que Vance a affirmé, à l'issue de négociations à Bürgenstock, en Suisse, que l'Iran avait accepté d'inviter des inspecteurs de l'AIEA « au minimum cette semaine », qualifiant ce point de « jalon majeur pour le peuple américain ». Trump a renchéri sur Truth Social : « Tout le monde sait parfaitement que l'Iran acceptera de procéder à de grandes inspections d'armements afin de garantir l'honnêteté nucléaire pour longtemps. »
L'agence semi-officielle iranienne Fars a qualifié les déclarations de Vance de « fausses », précisant qu'aucune discussion sur le retour des inspecteurs de l'AIEA n'avait eu lieu lors des pourparlers suisses. Selon Fars, la délégation iranienne a quitté une séance de négociations après un message jugé « menaçant » de Trump sur les réseaux sociaux, dans lequel il évoquait la possibilité de frapper à nouveau l'Iran.
L'Iran avait suspendu la coopération avec l'AIEA après les frappes israélo-américaines sur ses installations nucléaires lors du conflit de l'été 2025. L'agence onusienne avait ensuite retiré ses derniers inspecteurs du pays. L'AIEA n'a pas commenté les déclarations contradictoires des deux parties.
Les États-Unis ont par ailleurs annoncé une suspension de 60 jours des restrictions sur les exportations de pétrole iranien, le secrétaire au Trésor Scott Bessent précisant que cette décision s'inscrit « dans le cadre des pourparlers productifs en cours en Suisse ».


