
JD Vance : « L'Iran accepte le retour des inspecteurs de l'AIEA sur ses sites nucléaires »
Le vice-président américain JD Vance a détaillé dimanche les principales clauses de l'accord-cadre conclu avec Téhéran, depuis la Suisse où une nouvelle phase de négociations doit s'ouvrir, précisant les conditions du dégel des avoirs iraniens et les obligations imposées à l'Iran en matière nucléaire et sécuritaire.
Sur le volet nucléaire, Vance a confirmé que l'Iran a accepté le retour des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sur ses sites. Le mémorandum d'entente signé engage Téhéran à autoriser la surveillance internationale de ses installations, avec la destruction du stock d'uranium hautement enrichi comme condition minimale fixée par Washington. L'accord « garantit que l'Iran n'aura jamais d'arme nucléaire, tout en rouvrant simultanément le détroit d'Ormuz », a déclaré Vance à CBS Mornings.
Sur le dégel des avoirs, le vice-président a posé un principe de conditionnalité : « À mesure qu'ils augmentent leur bonne conduite, nous pouvons augmenter le soulagement économique. Si leur bonne conduite diminue, nous pouvons l'éteindre. » Des responsables américains ont confirmé que le rythme de la levée des sanctions dépendra des performances de Téhéran, sans préciser encore les critères exacts. Vance a ajouté que les fonds dégelés bénéficieront aux citoyens iraniens et non au financement du terrorisme : « Cela rendra les agriculteurs américains plus riches. »
L'accord impose également à l'Iran de contrôler le Hezbollah et de l'empêcher d'attaquer Israël. Vance a réaffirmé que toute attaque du Hezbollah justifie une réponse israélienne : « Israël a le droit à l'autodéfense, l'Iran devra mieux contrôler le Hezbollah. » Sur la question du sud du Liban, il a indiqué qu'Israël n'y entretient aucune intention territoriale, mais maintient sa présence en raison des terroristes du Hezbollah encore déployés dans la zone.
L'accord prévoit une fenêtre de 60 jours pour négocier un accord final. Vance a reporté son déplacement en Suisse, invoquant des questions logistiques non résolues sur le format des négociations.


