
Le commandement central américain conteste la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran
Le commandement militaire conjoint iranien, le quartier général Khatam al-Anbiya, a présenté cette fermeture comme une «première étape» en réponse à ce qu'il qualifie de violations du mémorandum d'entente américano-iranien signé la semaine dernière, un accord en 14 points destiné à mettre fin à plusieurs mois de conflit. Téhéran invoque également les attaques israéliennes continues au Liban et l'absence de retrait de Tsahal du sud du territoire libanais.
La marine des Gardiens de la Révolution islamique a diffusé un avertissement aux navires dans le détroit : «Ne vous approchez pas du détroit, sinon votre sécurité sera en danger.» Les Gardiens de la Révolution auraient en outre remis en service des bateaux explosifs télécommandés dans le golfe Persique.
Washington a rejeté fermement ces affirmations. Le porte-parole du CENTCOM, le capitaine Tim Hawkins, a déclaré selon Stars and Stripes : «L'Iran ne contrôle pas le détroit d'Ormuz. Le trafic continue de circuler, et les forces américaines surveillent la situation pour s'assurer que cela reste ainsi.» Le vice-président JD Vance a de son côté affirmé, lors d'une interview à Fox News, qu'il n'existait aucune preuve que l'Iran ait effectivement fermé le détroit.
Le déploiement militaire américain dans la zone s'est intensifié. Au moins 4 ravitailleurs KC-135 de l'US Air Force opèrent dans le secteur, auxquels s'ajoute un avion de contrôle et d'alerte rapide E-3 Sentry en route vers la région, selon des données de suivi aérien.
Sur les quelque 20 navires ayant transité dans les dernières 24 heures, 5 ont emprunté la route sécurisée établie par Washington dans les eaux omanaises. Le CENTCOM a précisé que ses forces «restent présentes et vigilantes pour s'assurer que tous les aspects de l'accord avec l'Iran sont respectés». Des négociations américano-iraniennes se poursuivaient samedi à Bürgenstock, en Suisse, selon le Jerusalem Post.


