
L'armée presse le gouvernement de relancer l'offensive à Gaza face au renforcement du Hamas
La présentation dévoilée par l'armée détaille plusieurs axes de reconstitution terroriste : des formations de terrain, le recrutement actif d'une « prochaine génération » de terroristes âgés de 18 à 22 ans, et la fabrication de centaines d'engins explosifs par mois. Ces données illustrent la capacité du Hamas à se régénérer malgré les frappes et les opérations au sol menées depuis octobre 2023.
En parallèle, le « Conseil de la Paix » s'apprête à ouvrir des zones humanitaires autonomes dans la bande de Gaza, sans présence du Hamas. Ce dispositif constitue un projet pilote pour l'application de l'article 17 du plan Trump, dont l'objectif central est de couper l'organisation terroriste de la population gazaouie. La Force internationale de stabilisation (ISF), placée sous l'égide du Conseil de la Paix, commencerait à s'établir dans le couloir de Netzarim, au nord de Gaza, dans des zones sous contrôle de Tsahal. L'organisation dispose déjà d'un quartier général en Israël, à proximité du point de passage de Kerem Shalom.
Selon des données satellitaires, Tsahal contrôlerait environ 60 % du territoire gazaoui, un chiffre en deçà des 70 % avancés publiquement par le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Les plus importants écarts se concentrent au centre de la bande, avec des lacunes subsistant également au nord et au sud.
Israël nourrit des réserves sur l'efficacité réelle de l'ISF, craignant que cette force internationale ne reproduise le schéma de la FINUL au Liban, davantage préoccupée par sa propre sécurité que par l'objectif de désarmement du Hamas.


