
L'armée américaine confirme avoir frappé 10 cibles militaires iraniennes dans le secteur du détroit d'Ormuz
Selon CENTCOM, les frappes de samedi visaient des infrastructures de surveillance militaire iranienne, des systèmes de communication, des sites de défense aérienne, des installations de stockage de drones et des capacités de pose de mines. L'armée américaine les a présentées comme une « réponse directe à l'agression iranienne continue » après l'attaque d'un drone iranien contre le pétrolier sous pavillon panaméen MT Kiku dans le détroit d'Ormuz.
Ces frappes surviennent moins de 24 heures après une première salve américaine, elle-même déclenchée par l'attaque du cargo sous pavillon singapourien MV Ever Lovely le 25 juin. CENTCOM avait alors qualifié cette réponse initiale de « réponse puissante », dénonçant une « agression injustifiée contre la navigation commerciale » constitutive d'une violation du cessez-le-feu.
Les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir frappé en retour des installations américaines à Bahreïn et au Koweït avec des missiles et des drones. Selon un responsable américain cité par CNN, les drones iraniens ont été détectés mais n'ont pas atteint leurs cibles. Les Gardiens ont également averti que toute nouvelle frappe américaine déclencherait « une réponse plus large », selon un communiqué relayé par les médias d'État iraniens.
Téhéran, de son côté, accuse Washington de violer l'accord de cessez-le-feu. « La République islamique d'Iran réaffirme sa détermination à défendre sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale contre l'agression militaire américaine », a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.
Les États-Unis et l'Iran avaient conclu le 17 juin un mémorandum d'entente en 14 points prévoyant notamment que Téhéran déploierait ses « meilleurs efforts » pour garantir le libre passage des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz pendant 60 jours. Des navires commerciaux continuent d'opérer dans le détroit, a précisé CENTCOM.


