
Israël pose trois conditions minimales pour un retrait militaire du Sud-Liban
Cinquante ans après la mort de son frère, le lieutenant-colonel Yoni Netanyahou, tué lors du raid sur Entebbe, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a prononcé dimanche un discours de fermeté depuis la cérémonie commémorative, affirmant qu'Israël ne retirera pas ses forces du Sud-Liban.
« Nous avons accompli de grandes choses et nous n'y renoncerons pas. Nous resterons dans la zone de sécurité du Sud-Liban aussi longtemps que nécessaire pour protéger les habitants du Nord qui nous sont chers et les citoyens de tout le pays. En tant que Premier ministre d'Israël, je maintiens cette position et rien ne me fera changer d'avis », a-t-il déclaré, s'adressant directement à la tombe de son frère.
Sur le dossier nucléaire iranien, Netanyahou a réaffirmé sa ligne rouge absolue : « Quels que soient les développements politiques, je ne permettrai pas à l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Tant que je serai Premier ministre d'Israël, cela n'arrivera pas. »
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions entre Jérusalem et Washington. Un accord américano-iranien, signé en début de semaine, prévoit la fin des hostilités au Moyen-Orient, y compris au Liban, et appelle à un retrait complet des forces israéliennes du territoire libanais. Israël n'était pas partie prenante de cet accord. Des négociations entre Israël et les États-Unis sur le maintien des forces israéliennes au Sud-Liban sont en cours à Washington, selon le Jerusalem Post.
Le ministre de la Défense Israël Katz avait auparavant exprimé la même ligne, affirmant s'opposer « au retrait de l'armée israélienne du Liban, malgré toutes les pressions actuelles et futures », selon Al Arabiya.
Tsahal a par ailleurs délimité une zone de contrôle militaire élargie au Sud-Liban, incluant un volet maritime s'étendant en mer selon un axe de 280 degrés, conformément à une décision politique. L'armée a précisé qu'elle n'excluait pas de mener des opérations au-delà de cette zone.


