Une perquisition révèle 30 autocollants « RN » au domicile du suspect de l'attentat de Trappes (Yvelines)
Le procureur national antiterroriste Olivier Christen a détaillé jeudi les premières conclusions de l'enquête sur l'attentat de Trappes et La Verrière, survenu le 23 octobre dans les Yvelines. La perquisition au domicile du suspect, Kévin T., a mis au jour 30 autocollants « Vive la France, RN, fier d'être français », 99 autres « 100 % français, vive la France » et 98 « soutien aux forces de l'ordre ».
Selon le magistrat, « les investigations mettent en évidence la très grande préparation de l'action criminelle ». Kévin T. aurait qualifié Trappes de « repaire d'islamistes » et affirmé n'éprouver aucun regret.
Sur l'état mental du suspect, Christen a estimé que le diagnostic de schizophrénie allégué par l'intéressé relevait davantage d'une « interprétation de l'intéressé » que d'une conclusion médicale. Le suspect avait fait l'objet d'une évaluation psychiatrique durant sa garde à vue.
Le bilan humain reste lourd. Le procureur a fait état de 7 personnes blessées, dont 4 grièvement, trois d'entre elles restant hospitalisées, précisant que « le pronostic vital de l'une demeure engagé ». L'attaque avait coûté la vie à Pengo Bossio Wangi, 26 ans.
✦ L'essentiel en questions
La perquisition a permis de retrouver, rangés dans un tiroir, 30 autocollants « Vive la France, RN, fier d'être français », 99 autocollants « 100 % français, vive la France » et 98 autocollants « soutien aux forces de l'ordre », selon le procureur Olivier Christen.


