
Une attaque du Hezbollah a blessé grièvement trois soldats de Tsahal au Sud-Liban
Le Bureau du Premier ministre israélien a publié samedi, fait inhabituel un jour de Chabbat, un communiqué officiel annonçant qu'une attaque du Hezbollah dans la zone de sécurité du Sud-Liban avait grièvement blessé trois soldats de Tsahal près de la colline d'Ali al-Taher.
En riposte, Tsahal a frappé un quartier général du Hezbollah dans la région d'Ansar, d'où provenait l'ordre d'attaquer. Le porte-parole de l'armée a confirmé l'élimination d'Ali Samir al-Hajj Hassan, commandant de bataillon de l'unité Force Radwan, ainsi que de plusieurs autres terroristes qui préparaient des attentats contre les forces israéliennes opérant dans la zone de sécurité.
La famille du commandant se trouvait dans le complexe militaire au moment de la frappe et aurait été blessée. Le Bureau du Premier ministre et le porte-parole de Tsahal ont tous deux rejeté toute responsabilité : « Le Hezbollah est prêt à tout, y compris à utiliser ses propres citoyens comme boucliers humains, pour accuser faussement Israël de s'en prendre délibérément à des civils. » L'armée précise qu'Hassan « était une cible légitime au regard du droit international » et qu'il a lui-même choisi de se retrancher avec sa famille à l'intérieur du quartier général.
Selon i24NEWS, les frappes ont également ciblé des infrastructures dans les secteurs de Nabatieh et d'Ansar. Les autorités libanaises font état de 11 morts au total, dont trois enfants et deux femmes. Le Premier ministre libanais Najib Mikati a demandé à Israël de « mettre fin à cette escalade ».
De son côté, le Hezbollah a menacé de répondre militairement aux frappes israéliennes dans le sud du Liban. Ces événements surviennent alors que l'accord-cadre du 26 juin, négocié sous médiation américaine et prévoyant un retrait israélien progressif en échange du désarmement du Hezbollah, reste au point mort. Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, avait rejeté cet accord vendredi encore.

