
Un réserviste israélien d'une unité classifiée est inculpé pour espionnage au profit de l'Iran
Un Israélien ayant servi dans les forces régulières et de réserve au sein d'une unité classifiée de Tsahal a été inculpé d'espionnage au profit de l'Iran et de tentative de transmission d'informations à l'ennemi.
L'accusé a accompli son service militaire obligatoire avant de rejoindre les rangs de la réserve au sein de la même unité classifiée. Sa présence prolongée dans ce contexte sensible est au cœur des charges retenues.
Son avocat, Nati Rom, conteste les accusations. Il qualifie l'affaire d'« incident singulier, fruit tout au plus d'une négligence », et réfute toute intention malveillante de la part de son client. « Il est regrettable qu'un homme ayant consacré sa vie à la sécurité de l'État, au prix de grands sacrifices personnels, se retrouve accusé d'atteintes à la sécurité et emprisonné comme un terroriste », déclare-t-il. « Il n'est nullement question que mon client ait agi par malveillance, par cupidité, et encore moins dans le but de nuire à la sécurité de l'État. C'est une farce, rien de plus. »
La défense annonce une contestation formelle devant le tribunal. « À mon avis, les faits ne justifient pas les accusations portées contre mon client, et nous le démontrerons au cours du procès et après qu'il aura pris connaissance des éléments de preuve », affirme Me Rom. Il reconnaît la légitimité de la vigilance sécuritaire, tout en dénonçant ses effets sur son client : « La volonté des services de sécurité de promouvoir la diffusion d'informations afin de garantir la sécurité des renseignements et d'éviter toute communication avec des éléments hostiles est compréhensible, voire louable. Cependant, je déplore que ces mesures soient prises au détriment de citoyens dévoués et intègres qui n'ont rien fait. »


