
Trump privilégie la pression économique contre l'Iran plutôt qu'une action militaire immédiate
- 10 août · 21h08
Trump privilégie la pression économique contre l'Iran plutôt qu'une action militaire immédiate
Le contexte
Donald Trump a déclaré dimanche, dans un entretien téléphonique avec Axios, qu'il temporise délibérément sur l'Iran. « Nous y allons doucement. Nous ne faisons que semi-négocier avec eux. Nous regardons simplement l'Iran avec son inflation massive et le fait qu'il n'a pas d'argent », a affirmé le président américain.
Trump parie sur l'étranglement économique plutôt que sur une nouvelle offensive militaire. Selon un responsable américain cité par Axios, la pause dans les combats force Téhéran à affronter sa crise économique sans pouvoir la masquer derrière l'état de guerre. Le prix du baril a néanmoins atteint 87 dollars, et le gallon d'essence dépasse désormais 4 dollars aux États-Unis, contre 2,98 dollars au déclenchement des hostilités fin février.
L'Iran, de son côté, ne montre aucun signe de flexibilité. Majid Shakeri, conseiller du président de l'Assemblée iranienne Mohammed Bagher Ghalibaf, a déclaré : « Trump ne parviendra pas à un accord, nous le soutiendrons jusqu'à la fin de son mandat. » Téhéran aurait conditionné la réouverture du détroit d'Ormuz à des concessions américaines inconditionnelles, et ce jusqu'en 2029. L'Iran continue par ailleurs de lancer environ 5 drones par nuit contre des navires dans le détroit.
Sur le terrain, la coordination militaire américano-israélienne s'intensifie. L'amiral Brad Cooper, commandant adjoint du CENTCOM, a participé à une conférence opérationnelle de commandants de bataillon de Tsahal lors de sa visite en Israël, où il a rencontré le chef d'état-major de Tsahal Eyal Zamir. Plus de 270 avions de combat américains restent déployés dans la zone de responsabilité du CENTCOM.

