
Trump menace de cibler l'île de Kharg (le principal terminal pétrolier de l'Iran)
Le président américain Donald Trump a menacé l'île de Kharg via Truth Social, visant le principal terminal pétrolier iranien du détroit d'Ormuz. L'île, située à environ 16 miles des côtes iraniennes, gérait avant la guerre près de 90% des exportations de brut du pays, selon Gulf News.
Des frappes américaines ont déjà visé des pétroliers iraniens près de Kharg, sans toucher les terminaux, réservoirs ou pipelines de l'île, rapportent Iran International et Gulf News. Un aéronef militaire américain avait prévenu l'équipage d'un navire visé, le Stark 1, avant de tirer : « I am preparing to fire at your stern », lui laissant 10 minutes pour évacuer la zone concernée.
Téhéran a répliqué par la voix de Mohsen Rezaee, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien. Il a annoncé un premier essai de missile anti-navire contre un bâtiment de guerre américain. « Ce missile spécial a créé un véritable enfer pour les Américains, et ils se sont enfuis », a-t-il déclaré.
Rezaee a également annoncé la création prochaine d'une zone maritime restreinte dans le golfe. « Tout navire entrant dans cette zone sera ajouté à la liste des sanctions de l'Iran », a-t-il prévenu, précisant que cette zone débuterait là où la marine américaine impose son blocus avant de s'étendre au cœur du golfe.
Le responsable iranien a justifié une possible riposte à une frappe américaine survenue lors d'un mariage à Sirik, dans le sud du pays. « L'Iran se réserve le droit de réagir à l'attaque des États-Unis lors d'un mariage à Sirik, dans le sud du pays, la semaine dernière », a-t-il déclaré.
Plus de 50 pétroliers iraniens stationnent dans le golfe Arabo-Persique et le golfe d'Oman, dont près de 20 ancrés près de Kharg, selon des données de suivi maritime citées par CNN et relayées par Gulf News. Nombre d'entre eux resteraient chargés de brut sans pouvoir quitter la zone sous la pression américaine.

