
Trump : l'Iran viole le cessez-le-feu en taxant les pétroliers du détroit d'Ormuz
Le fils du Guide suprême iranien annonce une escalade majeure au détroit d'Ormuz. « Nous prendrons certainement la gestion du détroit d'Ormuz à une nouvelle étape », a-t-il menacé sur les réseaux sociaux, quelques heures après une première déclaration écrite. Cette menace survient dans un contexte de tensions croissantes autour de la route maritime critique qui véhicule 20 % du pétrole mondial.
L'escalade intervient après que l'administration Trump a accusé l'Iran de violer le cessez-le-feu en imposant de facto des taxes sur les pétroliers traversant le détroit. Ces accusations marquent une rupture rapide après l'accord de cessez-le-feu, censé stabiliser la région. Le conseiller économique de la Maison-Blanche, Kevin Hassett, a confirmé auprès de Fox que le trafic maritime s'était effondré. « Si le détroit s'ouvre, les choses reviendront à la normale très bientôt », a-t-il déclaré lors d'une interview.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le ministère irakien du Pétrole a rapporté qu'aucun pétrolier irakien n'a traversé le détroit d'Ormuz depuis l'annonce de l'accord de cessez-le-feu. Cette paralysie du trafic irakien illustre l'impact direct des actions iraniennes sur l'économie régionale et soulève des craintes d'effets domino sur le marché énergétique mondial.
Face à cette impasse, Washington mobilise ses alliés. Selon Reuters, Trump cherche à obtenir l'engagement des gouvernements européens pour participer à la surveillance du détroit dans les prochains jours. Cette tentative de coalition reflète l'urgence perçue par l'administration américaine face au blocus de facto iranien. Les Émirats arabes unis, pays riverain crucial, ont appelé à l'ouverture inconditionnelle du détroit, sans conditions préalables ni négociations.
L'escalade rhétorique du fils de Khamenei suggère que Téhéran n'entend pas reculer. La menace d'une « nouvelle étape de gestion » du détroit demeure volontairement vague, mais elle s'inscrit dans la stratégie iranienne de maintenir une pression constante sur le commerce maritime mondial. Avec des accusations croisées de violation du cessez-le-feu et des appels opposés au blocus versus à l'ouverture du détroit, la situation demeure hautement volatile et imprévisible.


