
Trump : « J'annule les frappes contre l'Iran, l'accord est presque signé »
Trump a annulé les frappes prévues contre l'Iran jeudi soir, affirmant qu'un accord est « presque entièrement » signé selon ses déclarations au New York Post. Israël et Téhéran ont aussitôt démenti toute entente finalisée.
Dans sa déclaration, le président américain a indiqué que « les discussions et les points finaux ont été approuvés, tant dans leur principe que dans leurs détails, par toutes les parties concernées, notamment les États-Unis, Israël, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, la Turquie, le Pakistan, Bahreïn, le Koweït, la Jordanie, l'Égypte et d'autres. » Trump a précisé que le blocus naval resterait en vigueur jusqu'à la finalisation de l'accord, et que la date et le lieu de la signature seraient annoncés prochainement.
Les démentis ont été immédiats. L'Iran et Israël ont tous deux nié l'existence d'un accord. Selon Behold Israel, Israël « n'a absolument jamais approuvé » l'accord décrit par Trump, et les Gardiens de la révolution iranienne n'auraient pas davantage donné leur aval. Des responsables israéliens ont exprimé leur stupéfaction face à cette déclaration.
L'agence de presse iranienne Tasnim a estimé que les déclarations de Trump relevaient d'une série de messages répétés. Elle a recensé 38 annonces similaires en deux mois, affirmant qu'« il faut considérer tout rapport de Trump à ce sujet comme on a considéré ses déclarations précédentes. »
L'Iran avait néanmoins transmis aux États-Unis un projet d'accord final par l'intermédiaire du Qatar. « Le texte de l'accord a été finalisé et convenu mercredi soir », a déclaré une source régionale proche de la direction iranienne. « Doha a maintenu un contact continu avec Téhéran et Washington pour faire avancer les entendements. »
Un pays de la région aurait par ailleurs refusé à Israël l'utilisation de son espace aérien lors des récentes opérations contre l'Iran. Cette décision, décrite comme surprenante par des responsables israéliens de haut niveau, aurait été prise au plus haut niveau de ce pays et perçue comme un message politique clair.
Selon AP News, l'Iran refuse de céder son uranium enrichi et réclame le dégel de ses avoirs gelés avant tout accord final, deux lignes rouges que Washington a rejetées. Téhéran a également averti qu'une nouvelle attaque entraînerait une extension de sa réponse.

