
Trump décide d'inclure le Liban dans un accord de cessez-le-feu global avec l'Iran
Donald Trump élargit l'envergure diplomatique au Moyen-Orient. L'administration américaine aurait décidé d'inclure le Liban dans un accord de cessez-le-feu global impliquant l'Iran, transformant les négociations bilatérales en initiative régionale de grande ampleur.
Cette décision provoque une réaction immédiate de Téhéran. L'agence de presse iranienne Tasnim, proche du régime, a annoncé que la délégation iranienne ne se rendrait pas à Islamabad comme prévu. L'Iran pose un ultimatum clair : « Les négociations sont suspendues jusqu'à ce que les États-Unis remplissent leurs engagements pour un cessez-le-feu au Liban et qu'Israël cesse ses attaques », affirme Tasnim, citant des sources officielles.
De son côté, le Liban affiche ses priorités. Une source proche de la présidence libanaise l'a déclaré à la BBC : le choix officiel est la négociation, mais à une condition préalable majeure : un cessez-le-feu. Un responsable libanais a précisé à Reuters que Beyrouth demande un arrêt des hostilités avant toute discussion directe avec Israël.
Les négociations directes entre Israël et le Liban débuteraient la semaine prochaine au département d'État américain, selon les sources. Trois ambassadeurs piloteraient les discussions : Michael Issa pour les États-Unis, Yechiel Leiter pour Israël, et Nada Mouawad pour le Liban. Cette architecture tripartite reflète le rôle de Washington comme médiateur central.
Le tableau diplomatique dessine un équilibre fragile. Trump tente de structurer une solution régionale incluant l'Iran, tandis que Téhéran conditionne son engagement au cessez-le-feu au Liban, et que Beyrouth refuse de s'engager sans arrêt préalable des hostilités.


