Un renseignement israélien sur une menace iranienne d'assassinat visant Donald Trump a déclenché une opération de dissimulation inédite lors du départ du président américain du sommet de l'OTAN à Ankara, en juillet. Le Washington Post a révélé les détails de cette manœuvre le 10 août 2026.
Devant les caméras, Trump a embarqué à bord de l'ancien Air Force One. Il a ensuite été secrètement transféré via un camion de restauration aéroportuaire vers un avion militaire C-32A, qui a décollé sous l'indicatif générique RCH18, sans systèmes de suivi publics activés. L'ancien Air Force One a poursuivi son vol avec des journalistes et des membres de la Maison-Blanche à bord, servant de leurre. Une fois arrivé en Angleterre, à RAF Mildenhall, Trump a rejoint l'avion principal.
Selon le Washington Post, la menace iranienne a été jugée « crédible » par un responsable américain. Le Wall Street Journal avait rapporté que c'est Israël qui a alerté Washington sur un possible complot d'assassinat iranien. L'opération a dissimulé la position réelle du président pendant plusieurs heures, y compris à de nombreux hauts responsables de l'administration.
La Maison-Blanche n'a pas démenti le rapport. Le directeur des communications Steven Cheung n'a pas esquivé les questions, mais a répondu par un communiqué officiel affirmant que le jet offert par le Qatar est équipé de protocoles de sécurité de haut niveau pour garantir la sécurité du président et de son personnel.