
Tensions entre Israël et Washington après des accusations de fuites et d'espionnage
Des sources du renseignement israélien accusent le vice-président JD Vance d'avoir divulgué à Erdogan un plan du Mossad visant à utiliser les forces kurdes contre l'Iran, selon le Jerusalem Post. Cette divulgation aurait permis au président turc de faire pression sur Trump afin qu'il abandonne l'opération.
Erdogan entretient une ligne rouge bien établie : aucune force militaire kurde ne doit opérer près des frontières turques. Trump a par la suite opposé son veto à l'opération. Cette décision souligne l'influence considérable de la politique turque sur les calculs stratégiques américains dans la région.
Cette accusation survient alors que les tensions entre Israël et Washington s'accentuent. Le Pentagone a élevé son évaluation du risque lié à l'espionnage israélien au plus haut niveau, selon NBC et le Haaretz. Les responsables américains expriment des préoccupations selon lesquelles Israël intensifierait ses efforts pour espionner les hauts responsables américains et recueillir des informations sur les délibérations internes concernant la guerre avec l'Iran.
L'ambassade d'Israël aux États-Unis a catégoriquement nié ces accusations. « Israël ne collecte aucun renseignement sur les responsables américains, et certainement pas sur les hauts responsables du gouvernement américain, » a déclaré l'ambassade. « Les activités de renseignement d'Israël sont dirigées contre ses ennemis, et non contre ses alliés. »
En parallèle, la Turquie intensifie aussi ses actions contre l'espionnage allégué. Ankara a arrêté 34 personnes soupçonnées d'espionner pour Israël. Les autorités ont agi après avoir déterminé que le renseignement israélien cherchait à mener des « tâches tactiques telles que la reconnaissance, la poursuite, l'assaut et l'enlèvement contre des ressortissants étrangers » résidant sur le sol turc, selon la BBC.

