L'Iran et Oman négocieraient un accord sur le détroit d'Ormuz
Oman joue les médiateurs entre Téhéran et Washington pour dénouer la crise du détroit d'Ormuz. Les négociations entre l'Iran et le sultanat pour rouvrir la voie maritime au trafic commercial se trouvent « dans leur phase finale », a déclaré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
Les pourparlers portent sur un mécanisme bilatéral de transit dans le détroit. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a précisé lors d'une conférence de presse que « les négociations avec Oman porteront sur cette question, tandis que les dossiers concernant l'Iran et les États-Unis devront être examinés dans des étapes ultérieures. » Téhéran affirme ne mener aucune discussion directe avec Washington à ce stade.
Bien que le New York Times rapporte des négociations entre l'Iran et Oman pour établir des couloirs maritimes distincts pour les navires entrants et sortants, les autorités américaines contestent explicitement l'idée que ces navires paieraient des redevances à l'Iran, et l'accord ne prévoit aucune mention d'une redevance partagée à parts égales. Un responsable américain a cependant démenti cette version, affirmant que tout couloir temporaire n'impliquerait ni autorisations iraniennes ni taxes.
Trump a annoncé samedi avoir annulé une frappe planifiée contre l'Iran après que Téhéran et d'autres pays de la région ont demandé une pause. Il a indiqué que les parties s'étaient accordées sur les grandes « lignes » d'un accord incluant la réouverture du détroit et la fin de la menace nucléaire iranienne. L'Associated Press, citant un responsable régional impliqué dans la médiation, rapporte que la proposition prévoit également l'arrêt des attaques des milices pro-iraniennes en Irak contre les pays du Golfe et la Jordanie, en échange de la levée du blocus naval américain et de la reprise des exportations pétrolières iraniennes.
Le président iranien Masoud Pezeshkian a pour sa part appelé dimanche à « contraindre l'ennemi à respecter ce qu'il a signé », en référence au mémorandum d'entente irano-américain conclu en juin.
✦ L'essentiel en questions
Oman agit comme médiateur entre l'Iran et les États-Unis. Le sultanat négocie directement avec Téhéran un mécanisme de transit dans le détroit d'Ormuz. L'accord envisagé organiserait deux couloirs de navigation distincts, l'un longeant les côtes iraniennes, l'autre les côtes omanaises.
Trump a indiqué samedi avoir annulé une frappe planifiée contre l'Iran après que Téhéran et d'autres pays de la région ont demandé une pause. Il a évoqué un accord sur les grandes lignes d'un deal incluant la réouverture du détroit d'Ormuz et la fin de la menace nucléaire iranienne.
Non. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a affirmé lundi qu'aucune discussion directe n'était en cours entre Téhéran et Washington. Les négociations actuelles se limitent aux pourparlers bilatéraux Iran-Oman sur le mécanisme de transit dans le détroit.
Des responsables iraniens évoquent une « redevance de service » couvrant l'impact environnemental, la sécurité des navires et le personnel, avec des revenus partagés entre l'Iran et Oman. Un responsable américain a cependant démenti cette version, excluant toute autorisation iranienne ou taxe sur le passage.


