
Selon Al-Arabiya, l'échéance de 60 jours fixée par Trump à l'Iran expirerait prochainement
L'ultimatum de 60 jours imposé par le président Trump pour les négociations avec l'Iran doit expirer prochainement, selon un rapport de l'agence saoudienne Al-Arabiya. Washington a fixé ce délai strict pour contraindre Téhéran à accepter les termes d'un accord nucléaire et mettre fin aux tensions régionales.
Trump a informé les intermédiaires que « les négociations avec l'Iran ne dureront pas plus de 60 jours. Cette échéance devrait arriver dans les jours à venir, et l'Iran doit répondre rapidement », selon Al-Arabiya.
Le délai de 60 jours actuel représente une deuxième tentative de résoudre le différend nucléaire. Un premier ultimatum fixé en avril 2025 a expiré sans accord, conduisant à une escalade militaire en juin 2025 avec des frappes israéliennes contre l'Iran. La création du nouvel accord préliminaire vise à éviter une répétition de ce scénario.
Les négociations entre Washington et Téhéran visent un accord nucléaire définitif et une cessation durable des hostilités. Les deux camps ont conclu un accord préliminaire (mémorandum d'accord) fin mai 2026 pour prolonger le cessez-le-feu pendant 60 jours, permettant de progresser sur les enjeux clés du dossier nucléaire.
L'uranium hautement enrichi reste le cœur du différend. Trump exige le démantèlement complet du programme d'enrichissement iranien. Les autorités iraniennes considèrent l'enrichissement comme non-négociable et insistent sur leur droit à conserver cette capacité dans le cadre d'un accord strict. D'autres points de désaccord incluent la levée des sanctions, le dégel de fonds gelés et la destruction ou le transfert des stocks existants.
La dernière proposition américaine prévoit une assistance pour la construction de réacteurs nucléaires civils et autorise un enrichissement limité via un consortium régional, selon les informations rapportées. L'Iran s'y oppose, affirmant que cela constituerait une ingérence dans sa souveraineté.
Les négociations se déroulent sous médiation omanaise. L'Iran doit présenter sa position définitive avant l'expiration du délai fixé par Washington.


