
David Barnea (chef du Mossad) limoge les chefs du renseignement et du département Iran
Le directeur du Mossad, David Barnea, a limogé deux hauts responsables de l'agence après l'échec d'un plan opérationnel visant à provoquer l'effondrement du régime iranien, révèle la chaîne 12.
Les deux responsables écartés sont la cheffe de la direction du renseignement, en poste depuis décembre, et le directeur du département Iran. Tous deux figuraient parmi les principaux architectes d'une initiative clandestine destinée à remplacer la direction cléricale de Téhéran.
Le plan avait franchi les niveaux les plus élevés de la hiérarchie : des présentations formelles ont été soumises au président Donald Trump lors de consultations bilatérales de sécurité. Malgré cette préparation approfondie, l'initiative n'a jamais été mise en œuvre sur le terrain.
Selon des sources sécuritaires, des frictions professionnelles existaient entre Barnea et les deux responsables avant les décisions de limogeage. Les responsables ont toutefois officiellement qualifié leur départ de mutuel.
L'opération, qui prévoyait de déstabiliser le régime des mollahs depuis l'intérieur, constituait l'un des plans les plus ambitieux jamais soumis à révision au niveau politique. Son échec à passer du stade de la planification à celui de l'exécution a déclenché cette vague de sanctions internes au sein de l'agence.
✦ L'essentiel en questions
Le directeur du Mossad Roman Gofman a écarté la cheffe de la direction du renseignement et le directeur du département Iran après l'échec d'un plan clandestin destiné à déstabiliser et renverser le régime iranien. Le plan, malgré une préparation approfondie, n'a jamais été mis en œuvre sur le terrain.
Il s'agit de la cheffe de la direction du renseignement, nommée à ce poste en décembre, et du directeur du département Iran. Tous deux étaient les principaux architectes du plan opérationnel visant à provoquer l'effondrement du régime des mollahs à Téhéran.
Oui. Le plan et ses cadres opérationnels ont fait l'objet de présentations formelles au président Donald Trump lors de consultations bilatérales de sécurité. Malgré ce niveau d'examen, l'initiative n'a jamais été opérationnalisée sur le terrain.
Les responsables ont officiellement qualifié le départ des deux hauts fonctionnaires de mutuel. Des sources sécuritaires indiquent toutefois que des frictions professionnelles existaient entre le directeur Gofman et les deux responsables avant les décisions de limogeage.


