
Plus de 60 membres du Conseil des Experts d'Iran contestent l'accord avec Washington
La déclaration, signée par une majorité des 84 membres de l'assemblée, appelle les négociateurs iraniens à respecter les « lignes rouges » du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei et s'oppose à toute concession sur le programme nucléaire. Les signataires affirment en outre que ceux responsables de la mort d'Ali Khamenei, dont le président américain et le Premier ministre israélien, doivent être punis.
Selon Iran International, le texte va bien au-delà du rôle habituel du Conseil, abordant aussi le détroit d'Ormuz, le Liban et les conditions d'une éventuelle rétorsion contre les États-Unis et Israël. La direction de l'assemblée a répliqué publiquement dans les heures suivant la publication, exposant au grand jour des tensions internes au sommet de la République islamique.
« Le respect des lignes rouges du Guide suprême est une obligation religieuse, et les violer n'est en aucun cas permis », ont déclaré les signataires dans leur texte.
Le mémorandum d'Islamabad, signé le 17 juin par Donald Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian, prévoit un cessez-le-feu de 60 jours et ouvre une période de négociation sur le dossier nucléaire. Il autorise également des inspecteurs de l'AIEA à accéder aux installations nucléaires iraniennes. L'accord pourrait débloquer des dizaines de milliards de dollars de revenus pétroliers et d'avoirs gelés.
Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali, tué lors de la guerre déclenchée en juin 2025 par des frappes américaines et israéliennes contre les sites nucléaires iraniens.
Les signataires ont remercié les négociateurs iraniens tout en les mettant en garde contre « l'ennemi trompeur et malintentionné » et contre la répétition de ce qu'ils qualifient d'erreurs des négociations passées.


