
Plus de 100 soldats de la brigade Givati abandonnent leur base du sud d'Israël
Plus de 100 soldats et commandants du bataillon Tsabar de la brigade Givati ont quitté jeudi la base de Sde Teiman sans autorisation, laissant leurs armes sur place, après un accrochage avec leur commandant de bataillon.
L'incident a éclaté après que le commandant a détruit devant les soldats les « pogim », des plaques métalliques gravées des devises et symboles de cohésion propres aux sections et compagnies du bataillon. Selon le Jerusalem Post, qui cite des soldats de l'unité interrogés par Walla, l'un des commandants a utilisé un marteau de 5 kilos pour briser l'une de ces plaques. Le commandant de bataillon aurait maintenu sa décision malgré l'opposition des soldats. Face à l'impasse, les hommes ont quitté la base avec leurs effets personnels, sans emporter équipements ni armes.
Un commandant ayant accompagné les soldats a pris la parole avant le départ : « Chacun ici sait ce qu'il s'apprête à faire. Nous partons ensemble en tant que bataillon. Je suis fier de chacun d'entre vous pour ce qu'il fait. Il y a des soldats nouveaux qui ne savent pas ce que ça implique, mais peu importe : absentéisme, prison, ça n'a pas d'importance. »
Tsahal a confirmé l'incident dans un communiqué. L'armée indique que des soldats ont quitté leur base sans l'autorisation de leurs commandants, après la décision du commandant d'unité de retirer des panneaux liés à des comportements non conformes au règlement, relevant de la tradition des « anciens et jeunes recrues ». « L'incident est en cours d'enquête et est géré par les commandants. Il s'agit d'un incident qui ne correspond pas aux valeurs de l'armée israélienne et aux attentes envers ses soldats », précise le communiqué.
Dans un message distinct adressé aux soldats, Tsahal a exigé un retour immédiat à la base : « Rentrez immédiatement. L'absentéisme au sein d'un bataillon est inacceptable dans Tsahal, surtout en temps de guerre. Il existe d'autres solutions à ce problème. »


