
Photo : Coppertarzan
Paris ouvre une information judiciaire pour crime de guerre sur une frappe israélienne à Beyrouth
Une information judiciaire a été ouverte à Paris après une plainte pour crime de guerre visant l'armée israélienne au Liban. L'avocate Clémence Bectarte l'a annoncé mardi à l'AFP, saluant « une première ».
La plainte a été déposée le 1er avril 2026 par l'artiste plasticien et cinéaste franco-libanais Ali Cherri, aux côtés de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH). Elle vise une frappe aérienne israélienne du 26 novembre 2024 contre un immeuble d'habitation du quartier de Noueiri, à Beyrouth.
Le bombardement a visé l'appartement familial de l'artiste, quelques heures avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Il a tué 7 personnes, dont les parents d'Ali Cherri, Mahmoud Naim Cherri et Nadira Hayek, ainsi que leur employée de maison, Birki Negesa.
L'information judiciaire a été ouverte du chef de lancement d'une attaque délibérée contre un bien civil, constitutif de crime de guerre. Deux juges d'instruction du pôle crimes contre l'humanité du tribunal judiciaire de Paris ont été désignés.
Me Clémence Bectarte, coordinatrice du Groupe d'action judiciaire de la FIDH, déclare : « Il s'agit, à notre connaissance, de la toute première enquête judiciaire ouverte sur les crimes commis par l'armée israélienne au Liban depuis octobre 2023. » Elle espère que l'instruction fera « toute la lumière » sur le bombardement.
Ali Cherri affirme : « Pour ma famille et moi, il est essentiel que cette enquête permette d'établir les responsabilités et que ceux qui ont ordonné et commis ce bombardement aient à répondre de leurs actes. »


