
Londres, Paris, Berlin et Rome sont prêts à lever les sanctions contre l'Iran
Le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie ont annoncé dimanche leur disponibilité à lever les sanctions contre l'Iran, dans la foulée de l'accord de cessation des hostilités conclu entre Washington et Téhéran.
Dans une déclaration conjointe, les 4 puissances européennes, regroupées sous le nom E4, ont salué l'accord comme « un moment d'opportunité pour restaurer la stabilité régionale et stabiliser l'économie mondiale », selon CNBC. Elles se disent prêtes à lever les sanctions pertinentes « en réponse à des mesures claires et vérifiables prises par l'Iran concernant son programme nucléaire ». La déclaration précise : « L'Iran ne doit jamais acquérir d'arme nucléaire. Nous sommes prêts à travailler avec les États-Unis, l'Iran et l'AIEA à cette fin. »
Cet engagement européen s'inscrit dans le cadre d'un mémorandum en 14 points dont l'agence iranienne Mehr a publié ce qu'elle présente comme le contenu. Selon ce document, 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés seraient libérés, dont la moitié avant le début des pourparlers. Les sanctions pétrolières seraient suspendues, le blocus naval levé dans les 30 jours, et les États-Unis s'engageraient à présenter des plans de reconstruction à hauteur de 300 milliards de dollars. Les négociations sur le dossier nucléaire s'étendraient sur 60 jours. Le programme de missiles iranien et le soutien aux groupes armés régionaux seraient exclus des discussions.
Le vice-président américain JD Vance a déclaré à Fox News : « Après que les Israéliens ont frappé Beyrouth, nous avons vu beaucoup de preuves que les Iraniens allaient lancer un grand nombre de missiles contre les Israéliens. Avec notre communication avec eux... ils nous ont assurés qu'ils n'allaient pas répondre aux Israéliens. Ils allaient signer l'accord et parvenir à la paix. »
Vance a également indiqué prévoir d'assister à la signature en Suisse, évoquant une possible présence du président Trump lui-même. L'Iran a de son côté précisé qu'il ne commencerait ses engagements qu'à partir de vendredi, et conditionne le lancement des négociations finales à la libération préalable de la moitié de ses fonds gelés, à la suspension des sanctions pétrolières et à la levée du blocus maritime.


