
L'Iran pose deux conditions avant les pourparlers Israël-Liban
Avant même l'ouverture des pourparlers directs entre Israël et le Liban prévus la semaine prochaine à Washington, l'Iran pose des conditions préalables. Le Speaker du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf les énonce clairement : un cessez-le-feu au Liban et la libération des avoirs iraniens gelés doivent être mises en œuvre avant le début des négociations.
« Deux des mesures convenues entre les parties n'ont pas encore été mises en œuvre », a précisé Ghalibaf. Cette position révèle les enjeux majeurs que Téhéran entend préserver, tant le Liban reste un allié stratégique dans la région.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi renforce l'exigence en insistant sur un point supplémentaire : les États-Unis doivent respecter leur engagement d'inclure le Liban dans le cessez-le-feu et arrêter les attaques israéliennes sur le territoire libanais. Pour Téhéran, un accord partiel ou exclusivement israélo-américain risquerait de laisser le Hezbollah en première ligne.
Côté israélien, le gouvernement a d'ailleurs notifié son refus d'une implication française dans ces pourparlers directs. Jérusalem préfère une médiation américaine exclusive, un choix qui tranche avec les appels de Paris pour élargir le processus diplomatique.
L'heure s'accélère. Selon les médias israéliens, une annonce américaine pourrait intervenir dès demain concernant l'ouverture effective des discussions et un cessez-le-feu fondé sur l'accord de novembre 2024. Ces pourparlers revêtent une importance capitale pour sortir de l'escalade militaire.


