
L'Iran confirme la poursuite des négociations avec les États-Unis sur ses fonds gelés
Des sources iraniennes citées par Reuters confirment que Téhéran poursuit ses négociations avec Washington sur un accord préliminaire, y compris sur le mécanisme de déblocage des fonds iraniens gelés.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a livré une évaluation détaillée de l'état des pourparlers. Selon lui, les négociations « avaient en fait atteint un stade où seules quelques formulations restaient non résolues dans certaines parties du texte ». Il a précisé que « les attaques réciproques qui ont débuté il y a deux jours comportent un risque d'escalade » et appelé les deux parties à « cesser leurs offensives mutuelles et à retourner à la table des négociations pour finaliser le texte qu'elles étaient si proches d'achever ».
Ali Bagheri Kani, membre de la délégation iranienne de négociation, a confirmé que les discussions se poursuivent tout en signalant « plusieurs points en suspens, notamment en ce qui concerne la fin de la guerre dans la région, y compris au Liban ». Il a ajouté que l'Iran « n'acceptera pas la présence des forces de Tsahal dans le sud du Liban ».
Sur le dossier financier, l'enjeu central porte sur quelque 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés dans des banques à travers le monde, selon France 24. Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales, a déclaré à l'agence Mehr que Téhéran exige la libération d'au moins 50 % de ces fonds dès la signature d'un éventuel mémorandum d'accord, selon l'agence Anadolu. Le solde devrait être versé dans un délai « ne dépassant pas un ou deux mois », a-t-il précisé.
Selon Fortune et l'Associated Press, l'accord en cours d'élaboration prévoit également la réouverture progressive du détroit d'Ormuz et la cession par l'Iran de son stock d'uranium hautement enrichi, avec une fenêtre de 60 jours pour négocier les détails.
Fidan a conclu en affirmant que la Turquie, « en contact étroit avec Washington, Téhéran et les médiateurs pakistanais, recommande aux deux parties de viser à conclure les pourparlers sur un accord de paix ».

