
L'Iran annule sa participation aux négociations en Suisse suite aux frappes au Liban
La délégation iranienne a suspendu son déplacement vers la Suisse pour la première phase des négociations techniques avec les États-Unis, invoquant les frappes israéliennes en cours au Liban. Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé vendredi que les pourparlers prévus au complexe de Bürgenstock étaient reportés. La Suisse « reste prête à faciliter ces discussions », a indiqué un porte-parole dans un communiqué.
Téhéran conditionne la reprise des discussions à des garanties américaines sur la fin des combats au Liban, selon un diplomate au fait du dossier cité par CNN. Un responsable américain a répondu : « Le Hezbollah a violé le cessez-le-feu. Israël a accepté de laisser passer, c'est ce qui a été transmis aux Iraniens, et le Hezbollah doit s'arrêter. »
Le vice-président JD Vance ne se rendra plus en Suisse pour cette session. La Maison-Blanche a précisé, selon CNN, que « les plans pour les prochaines discussions techniques n'ont pas été finalisés » et que « la logistique de ces négociations n'a jamais été simple ni prévisible ». Les deux parties disposent de 60 jours pour finaliser un accord global depuis la signature du mémorandum d'entente.
Washington a transmis à Téhéran un message selon lequel Israël n'intensifiera pas ses frappes au Liban. Selon Behold Israel, cette affirmation est inexacte : si le Hezbollah attaque Israël, Israël riposterait avec encore plus de force.
L'Iran a tenu les États-Unis « directement responsables des crimes d'Israël au Liban » et annoncé qu'il prendrait « toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts, sa sécurité et les droits de ses alliés ». Les Gardiens de la révolution ont déclaré que le détroit d'Ormuz resterait fermé jusqu'au retrait israélien du Liban et au départ des forces américaines du golfe Persique, avertissant que tout navire s'approchant du détroit « sera une cible d'attaque ».


