
L'Iran annonce la fermeture du détroit d'Ormuz suite aux frappes israéliennes au Liban
Le porte-parole du quartier général Khatam al-Anbia a justifié la décision par « la violation flagrante par les États-Unis de leurs engagements » et « les violations continues du cessez-le-feu par l'entité israélienne dans le sud du Liban, qui ont conduit à des meurtres cruels et au déracinement de centaines de milliers de Libanais ». L'Iran qualifie cette fermeture de « première mesure » et avertit que « d'autres mesures seront planifiées et mises en œuvre » si les violations persistent.
L'annonce intervient quelques instants après que le vice-président américain JD Vance a affirmé sur Fox News que le détroit était ouvert : « Vous voyez ces navires se déplacer. »
Le mémorandum, signé le 17 juin par Donald Trump et le président iranien Masoud Pezeshkian, prévoyait notamment la cessation des hostilités au Liban, la levée des restrictions iraniennes sur le détroit d'Ormuz et un allègement des sanctions américaines contre Téhéran, selon Britannica. Le Guardian rapporte que le texte stipulait « la fin immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban ».
Israël n'est pas signataire du mémorandum. Selon l'Institute for the Study of War (ISW), des médias affiliés aux Gardiens de la Révolution conditionnaient déjà, dès le 19 juin, la mise en œuvre de l'accord à un arrêt des opérations israéliennes et au retrait des forces israéliennes du territoire libanais.
Des combats entre Tsahal et le Hezbollah se sont poursuivis dans le sud du Liban après la signature du texte, selon The Hindu. Des responsables du renseignement américain estimaient que le Premier ministre Benyamin Netanyahou poursuivrait vraisemblablement ses opérations militaires contre le Hezbollah malgré l'accord, selon le New York Times.


