
Les Gardiens de la révolution affirment avoir ciblé des forces américaines au Bahreïn
Les Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) ont revendiqué, mardi 14 juillet, des frappes à l'aide de missiles et de drones contre la base américaine de Jafra à Bahreïn, dans le cadre de la deuxième vague de leur opération baptisée « Nasr-deux ».
Selon l'IRGC, les tirs ont ciblé « plusieurs entrepôts de soutien logistique, un centre de communication satellitaire et un bâtiment d'hébergement de forces américaines » sur la base. Bahreïn avait auparavant déclenché des sirènes d'alerte et appelé ses citoyens à se mettre à l'abri. Des interceptions de drones et de missiles de croisière ont été rapportées au-dessus du territoire bahreïnien.
Dans sa septième annonce officielle depuis le début des hostilités, l'IRGC présente cette opération comme une riposte aux frappes américaines contre « des stations côtières et plusieurs autres centres militaires dans le sud du pays ». L'agence iranienne IRNA affirme également que la marine des Gardiens a détruit deux radars en Oman, et que des dépôts de carburant ainsi qu'un système Patriot auraient été frappés en Koweït. Ces dernières affirmations n'ont pas été confirmées de manière indépendante.
Du côté américain, le Commandement central (CENTCOM) a annoncé avoir mené une mission de cinq heures contre des cibles militaires iraniennes, dont la base aérienne de Bushehr, le complexe Sadra et la ville de Khvormuj dans la province de Bushehr, ainsi que Chah Bahar, Jask, Konarak, Abu Musa et Bandar Abbas. Des explosions supplémentaires ont été rapportées dans cette province peu après. « Les forces américaines ont utilisé des munitions de précision contre des systèmes de défense côtière, des sites de missiles et de drones, et des capacités maritimes iraniennes », précise CENTCOM, ajoutant que « les forces américaines restent vigilantes, létales et prêtes ».
L'objectif déclaré de Washington est de dégrader la capacité de l'Iran à attaquer les navires commerciaux transitant par le détroit d'Ormuz. « Le détroit d'Ormuz est un corridor maritime vital pour le commerce mondial. L'Iran ne le contrôle pas », a réaffirmé CENTCOM.
Since son bureau de l'Oval Office, le président Donald Trump a pour sa part déclaré vouloir être « remboursé » par les pays du Golfe pour l'effort militaire américain, citant nommément l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et le Koweït : « Nous protégeons une région très riche du monde. Nous dépensons de l'argent, donc nous allons être remboursés pour cette protection. »


