
Deux explosions à Damas blessent 4 policiers ce mardi près de l'hôtel d'Emmanuel Macron
Deux engins explosifs ont été déclenchés mardi matin en plein cœur de Damas, à proximité du Four Seasons Hotel où le président français Emmanuel Macron avait passé la nuit. Le chef de l'État avait quitté l'établissement une quinzaine de minutes avant les déflagrations pour rejoindre le palais présidentiel, où il rencontrait le président syrien Ahmad al-Charaa. L'Élysée a confirmé qu'il était sain et sauf.
Selon l'agence officielle syrienne SANA, au moins 18 personnes ont été blessées, dont 4 policiers. Le premier engin était dissimulé dans un véhicule garé en bordure de route ; le second, placé dans une poubelle, a explosé à quelques mètres du ministère du Tourisme. Les deux dispositifs ont été confectionnés de manière artisanale, toujours d'après SANA. Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs. Aucun groupe n'a revendiqué l'attaque.
Le mode opératoire retient l'attention. Selon les informations disponibles, la double explosion a suivi une logique de frappe coordonnée : le second engin aurait été déclenché après le premier pour cibler les secouristes et les civils accourus sur les lieux. Cette tactique aurait déjà été employée lors d'une attaque contre une installation militaire syrienne il y a environ deux mois, ce qui orienterait les soupçons vers une cellule terroriste organisée.
L'attaque frappe une artère centrale de la capitale, entre le siège du ministère du Tourisme et le Musée national de Damas. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent une camionnette et une moto en feu, ainsi que des traces de sang sur la chaussée.
L'Élysée a annoncé que la visite se poursuivrait malgré les explosions. Macron avait déclaré en arrivant en Syrie : « Je suis venu exprimer l'engagement de la France envers le peuple syrien. Pour une Syrie souveraine, unie dans sa pluralité et en paix avec ses voisins. » Sa présence à Damas constitue la première visite officielle d'un dirigeant occidental en Syrie depuis la chute du régime Assad en décembre 2024.


