
Les États-Unis lèvent temporairement les sanctions sur le pétrole iranien pour 60 jours
Le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Trésor américain a délivré une dérogation de 60 jours aux sanctions sur le pétrole brut iranien, valable jusqu'au 21 août 2026, alors que Téhéran et Washington peinent à s'entendre sur le retour des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
La mesure autorise la production, la livraison et la vente de pétrole iranien à n'importe quel acheteur, à l'exception de Cuba, de la Corée du Nord et de l'Ukraine occupée. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a confirmé la délivrance de cette licence générale temporaire à l'issue des premières discussions américano-iraniennes tenues au complexe de Bürgenstock, en Suisse.
Le vice-président américain JD Vance a présenté l'accord sur les inspecteurs comme une avancée majeure. « Les Iraniens ont accepté d'inviter les inspecteurs de l'AIEA dans leur pays », a-t-il déclaré aux journalistes présents en Suisse. « C'est une étape majeure pour le peuple américain et la première étape vers la dénucléarisation permanente de l'Iran. » Vance a précisé avoir tenté de joindre les inspecteurs nucléaires de l'ONU à deux heures du matin pour les informer des développements, sans obtenir de réponse.
L'agence de presse iranienne Tasnim conteste pourtant cette version : selon elle, l'entrée des inspecteurs de l'AIEA en Iran n'a pas été approuvée par l'équipe de négociation iranienne. La levée des sanctions reposerait ainsi uniquement sur des promesses iraniennes, sans qu'aucune mesure irréversible n'ait été prise.
L'AIEA avait suspendu ses activités de vérification en Iran après le 28 février 2026. Ses inspecteurs demeurent présents dans le pays et prêts à être déployés sur les sites nucléaires, selon GlobalSecurity.org, mais aucune inspection n'avait eu lieu au 20 juin et aucun calendrier précis d'arrivée n'avait été publié.
Le Centre d'information maritime conjoint (JMIC) a abaissé le niveau de menace pour la région maritime du Moyen-Orient de « substantiel » à « modéré », en parallèle de la baisse des prix du pétrole consécutive aux annonces de Washington.


