
Les États-Unis lancent une 3e vague de frappes contre des sites navals en Iran
Le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé le déclenchement des frappes à 17h (heure de la côte Est) ce mercredi, sur ordre du commandant en chef. L'opération répond à l'abattage d'un hélicoptère Apache de l'armée américaine la veille, près du détroit d'Ormuz. Selon l'agence AP, le président Donald Trump avait jugé que les États-Unis « devaient » répondre à cet abattage.
CENTCOM a qualifié la mission de « réponse proportionnelle à une agression iranienne injustifiée ». Selon le New York Times, qui cite 2 responsables iraniens sous couvert d'anonymat, les frappes auraient visé les bases navales de Sirik et de Jask, les défenses aériennes de Bandar Abbas et des batteries de missiles côtiers à Qeshm. La liste préliminaire des cibles transmise par Behold Israel mentionne ces mêmes sites. Toutes ces installations se trouvent sur les rives méridionales de l'Iran, autour du détroit d'Ormuz.
La télévision d'État iranienne a signalé des explosions et des sirènes de défense aérienne dans plusieurs villes du littoral iranien du Golfe Persique, selon le New York Times. L'agence Mehr News rapporte des explosions supplémentaires à Bandar Abbas et sur l'île de Qeshm. Selon NBC News, des frappes américaines antérieures ciblaient déjà des drones iraniens menaçant les opérations maritimes dans le détroit.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réagi via les réseaux sociaux. Il a averti que les forces armées iraniennes « ne laisseraient aucune attaque ni aucune menace sans réponse » et a mis en garde Washington : « Quittez notre région si vous voulez être en sécurité », selon le New York Times.

