
Les États-Unis et l'Iran signeront un mémorandum d'entente vendredi en Suisse
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a servi de médiateur entre Washington et Téhéran, a confirmé dimanche la date de signature. Selon le Council on Foreign Relations, aucun des deux pays n'a rendu publics les termes exacts de l'accord. Des versions concurrentes du mémorandum circuleraient, portant notamment sur la réouverture du détroit d'Ormuz, le gel des avoirs et les modalités des futures négociations nucléaires, selon The Nation Thailand.
Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a précisé les contours de la prochaine phase des pourparlers : « Les questions nucléaires qui seront discutées incluent la question de l'enrichissement, les stocks de matières nucléaires et les besoins nucléaires de l'Iran. » La question du détroit d'Ormuz reste, elle, source de friction. Trump a estimé que l'Iran insiste pour imposer des péages au passage, ajoutant : « Le détroit d'Ormuz sera ouvert, sans péage, définitivement sans péage. L'Iran sera-t-il d'accord ? Je ne le pense pas du tout. »
Israël a demandé aux Américains à pouvoir consulter le mémorandum d'entente avant la signature, et s'est vu refuser cette consultation. Selon le Wall Street Journal, Israël s'alarme de l'accord conclu par Trump avec Téhéran. La Chine, de son côté, a revendiqué un rôle dans le processus : le ministre chinois des Affaires étrangères a déclaré que Pékin avait agi auprès de l'Iran et des États-Unis « à sa manière » pour promouvoir des accords entre les parties.
Un responsable turc a affirmé qu'« Israël fait tout son possible pour annuler l'accord de cessez-le-feu », ajoutant espérer que « la prochaine phase des négociations entre Washington et Téhéran ne sera pas compromise par cela ». Le Wall Street Journal précise que la signature est prévue vendredi, marquant un potentiel tournant après près de quatre mois de conflit.


