
Les États-Unis et l'Iran reprendront leurs négociations samedi prochain au Pakistan
Le président iranien Masoud Pezeshkian aurait joué un rôle décisif dans le déblocage du dialogue entre Téhéran et Washington, selon le New York Times. Face à un blocus naval américain menaçant l'économie iranienne, il aurait convaincu le Guide suprême Ali Khamenei d'autoriser un cessez-le-feu et l'ouverture de négociations.
Pezeshkian aurait averti que l'économie était au bord de l'effondrement et menacé de démissionner si un accord était rejeté. Le gouverneur de la Banque centrale avait, lui aussi, alerté sur un risque de pénurie alimentaire et médicale à l'horizon de quelques semaines. Khamenei a finalement autorisé les pourparlers, déclarant s'y opposer « en principe » mais accepter de les soutenir si le Conseil suprême de sécurité nationale les approuvait. Ce dernier a validé le plan à une large majorité.
Depuis la signature d'un mémorandum d'entente le 17 juin, les deux parties s'engageaient à négocier un accord final sous 60 jours. Des discussions techniques indirectes se sont tenues à Doha début juillet, via les médiateurs qatari et pakistanais. Le chef de la délégation iranienne, le vice-ministre des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, a confirmé la clôture de ces pourparlers sans préciser si les divergences avaient été surmontées. Reuters et CNN rapportent que des progrès « positifs » ont été enregistrés sur les questions liées au mémorandum.
Les négociations portent notamment sur les sanctions, les quelque 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés et le dossier nucléaire. Donald Trump a déclaré cette semaine que « la dénucléarisation de l'Iran avance bien » et que les parties avaient tenu « de très bonnes réunions ».
Selon Al-Arabiya, le prochain cycle de discussions se tiendra samedi au Pakistan, avec à l'ordre du jour les sanctions, les fonds gelés et le nucléaire. Les futures négociations de haut niveau seront supervisées par un comité coprésidé par le président du Parlement iranien, le ministre des Affaires étrangères, le vice-président américain et les Premiers ministres du Pakistan et du Qatar.


