
Les États-Unis et l'Iran créent une cellule de désescalade pour le front libanais
Les États-Unis et l'Iran ont conclu, dans la nuit de dimanche à lundi lors des négociations de Bürgenstock en Suisse, la création d'une cellule de désengagement destinée à prévenir les frictions militaires au Liban.
Selon l'Associated Press, la cellule inclura le gouvernement libanais et devra « assurer le respect de la cessation des activités militaires au Liban ». Le Pakistan et le Qatar, médiateurs des pourparlers, ont cosigné la déclaration commune annonçant l'accord. Le texte ne mentionne pas le Hezbollah.
Les discussions ont duré près de 12 heures. Outre le mécanisme libanais, les délégations ont abordé l'ensemble des clauses de l'accord intérimaire nucléaire ainsi que le maintien du détroit d'Ormuz ouvert. Selon CNBC, les deux parties ont également convenu d'une feuille de route visant la conclusion d'un accord final dans un délai de 60 jours.
La délégation américaine comprenait le vice-président JD Vance, l'envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner. Avant les discussions, Vance avait affirmé que Washington était prêt à « transformer fondamentalement » ses relations avec Téhéran.
Les négociations s'étaient ouvertes sous haute tension. L'Iran avait fermé le détroit d'Ormuz en réponse aux frappes israéliennes au Liban, et une première session prévue vendredi avait été annulée après une escalade des combats entre Israël et les terroristes du Hezbollah. Un cessez-le-feu avait finalement permis la reprise des pourparlers, selon Reuters.
Des négociations techniques doivent se poursuivre à Bürgenstock dans les prochains jours pour préciser les modalités d'application de l'accord.


