
Les États-Unis construisent une base militaire en Israël à proximité de la bande de Gaza
La base remplacera le quartier général multinational qui opérait jusqu'ici à Kiryat Gat. À son apogée, ce site accueillait des représentants de plus de 24 pays, dont plusieurs États arabes. La quasi-totalité a quitté le quartier général après le déclenchement de la guerre contre l'Iran.
Le Département américain de la Défense a déjà lancé des appels d'offres pour des structures mobiles et une tour de contrôle, avec l'objectif de doter la base de personnel dans les prochains mois. La construction se poursuit malgré le refus continu du Hamas de désarmer et la décision de la plupart des pays partenaires de suspendre leur engagement en raison du conflit avec l'Iran.
Un responsable sécuritaire cité par Israël Hayom a estimé que « la probabilité d'une reprise des combats dans la bande de Gaza est plus grande que celle d'un accord diplomatique ».
Ni Washington ni Jérusalem n'ont officiellement confirmé la construction. Parallèlement, l'administration Trump planifierait une base distincte de 5 000 personnes dans Gaza même, sur 350 acres, destinée à accueillir la Force internationale de stabilisation placée sous l'autorité du Bureau de la paix. Ces plans, révélés par The Guardian en février à partir de documents contractuels, prévoient 26 tours de guet blindées, des bunkers et un périmètre de barbelés.
Le Bureau de la paix, présidé par Donald Trump et supervisé en partie par son gendre Jared Kushner, compte plus de 20 pays membres. L'Indonésie aurait proposé jusqu'à 8 000 soldats, selon SOFX.
✦ L'essentiel en questions
Selon Israel Hayom, la base se construit à la frontière de la bande de Gaza, à proximité du camp militaire de Re'im dans le sud d'Israël. Elle doit remplacer un quartier général multinational qui opérait à Kiryat Gat et accueillait des représentants de plus de 24 pays.
La base doit servir de quartier général militaire et civil pour les organisations et forces chargées de mettre en œuvre le « plan Trump » à Gaza. Elle pourrait également soutenir la Force internationale de stabilisation, un contingent multinational placé sous l'autorité du Bureau de la paix présidé par Donald Trump.
La construction se poursuit malgré le refus du Hamas de désarmer et la suspension de l'engagement de la plupart des pays partenaires en raison de la guerre contre l'Iran. Un responsable sécuritaire cité par Israel Hayom juge la reprise des combats plus probable qu'un accord diplomatique.
La Force internationale de stabilisation est un contingent multinational placé sous l'autorité du Bureau de la paix, coprésidé par Donald Trump et supervisé en partie par Jared Kushner. Plus de 20 pays en sont membres, mais il reste incertain lesquels enverront effectivement des forces sur le terrain.


