
Les Émirats arabes unis confirment l'attaque d'un pétrolier dans le détroit d'Ormuz
Les Émirats arabes unis ont officiellement confirmé l'attaque d'un de leurs pétroliers dans le détroit d'Ormuz, tandis que la Maison Blanche a qualifié vendredi l'action des Gardiens de la révolution de « piraterie maritime ».
La présidence américaine a déclaré que « le ciblage de navires et l'utilisation du détroit d'Ormuz pour exercer des pressions ou exiger des rançons constituent, de la part des Gardiens de la révolution islamique, une action de piraterie maritime ». Cette formulation ferme marque une condamnation accrue de Washington.
La compagnie nationale Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) a précisé l'ampleur des dommages : 15 de ses navires ont été attaqués par missiles et drones depuis le début du conflit, dont trois cette semaine seulement. Ces attaques ont causé un mort et 20 blessés parmi les équipages. Le centre de coordination maritime JMIC a recensé 83 incidents de sécurité maritime depuis le 1er mars.
Face à ces risques, ADNOC a annoncé l'acquisition de 6 très grands transporteurs de brut et 5 très grands méthaniers pour environ 1,3 milliard de dollars, 9 de ces navires devant entrer en service ce trimestre.
Du côté iranien, le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi a indiqué que les négociations avec l'Oman sur la gestion du détroit se poursuivent et qu'un accord est « très proche ». Il a toutefois posé des conditions supplémentaires à la réouverture, notamment « une compensation pour les violations commises par les États-Unis du mémorandum d'entente avec Islamabad ».
Le trafic maritime dans le détroit reste bien en deçà de ses niveaux normaux. Le 5 août, un pétrolier en transit vers le nord a signalé deux fortes explosions à proximité, modifié sa route et abandonné son passage sans dommages ni blessés.

