
Les délégations américaine et iranienne s'envolent pour la Suisse pour reprendre les négociations
Les négociations américano-iraniennes prévues le 19 juin en Suisse ont été reportées, après que Téhéran a suspendu le départ de sa délégation en invoquant la poursuite des opérations militaires israéliennes au Liban.
Le ministère suisse des Affaires étrangères a confirmé que les discussions prévues au complexe hôtelier de Bürgenstock, au bord du lac de Lucerne, ne se tiendraient pas comme prévu. Aucune nouvelle date n'a été fixée. La Suisse a précisé rester prête à faciliter les discussions, les préparatifs sur place se poursuivant.
Le vice-président américain JD Vance, qui devait conduire la délégation américaine, n'a pas quitté les États-Unis. Un porte-parole de la Maison-Blanche a déclaré que « la logistique de ces négociations n'a jamais été simple ni prévisible » et que la délégation « reste prête à partir à la première occasion disponible ».
Côté iranien, la délégation conduite par le président du Parlement Mohammad-Bagher Ghalibaf a suspendu son départ. Téhéran a cité la continuation des frappes israéliennes au sud du Liban comme violation du mémorandum d'accord récemment signé, qui stipule la fin des combats sur tous les fronts. Selon France 24, l'Iran a fait du dossier libanais un préalable à la poursuite des négociations.
Les discussions devaient ouvrir une période de deux mois de négociations entre Washington et Téhéran, après la signature d'un accord-cadre. Donald Trump avait paraphé ce document au château de Versailles le 18 juin. Les pourparlers devaient réunir les États-Unis, l'Iran, le Qatar et le Pakistan.
L'armée israélienne a indiqué avoir frappé des cibles dans le sud du Liban dans la nuit du 18 au 19 juin. Selon l'Associated Press, l'agence nationale d'information libanaise a fait état d'au moins 16 personnes tuées dans ces frappes.
Ghalibaf a averti que Téhéran apporterait une réponse ferme à toute violation des termes de l'accord.


