
Le trafic maritime reprend timidement dans le détroit d'Ormuz
Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a atteint 20 % de sa moyenne d'avant-guerre, selon le rapport hebdomadaire de l'UKMTO (UK Maritime Trade Operations) publié le 21 août 2026. La semaine écoulée, 103 navires ont franchi le détroit à l'entrée et 89 en sont sortis, soit une moyenne de 14 transits entrants et 12 sortants par jour.
Ce niveau marque un rebond notable par rapport au plancher de 4 % enregistré les semaines précédentes, avant une remontée à 17 % à la mi-août. L'Iran a par ailleurs annoncé autoriser les pétroliers irakiens à traverser le détroit, un assouplissement partiel de sa position.
Malgré cette progression, le trafic reste très en deçà des niveaux d'avant-guerre. Avant le conflit, environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié transitait par le détroit. Le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright a indiqué que l'armée américaine contribuait à maintenir un débit moyen de 9 millions de barils par jour, contre plus de 20 millions avant la guerre.
Oman et l'Iran négocient un accord destiné à sécuriser la navigation dans le détroit. Un mémorandum d'entente signé en juin entre Washington et Téhéran, prévoyant une cessation des hostilités et la restauration du trafic maritime, a toutefois capoté en raison de différends persistants sur ses modalités d'application.
Le président américain Donald Trump a réaffirmé vendredi la position de Washington : « Ils voudraient conclure un accord, mais ils ne sont pas prêts à conclure le bon accord, à mon avis. »
Aucune nouvelle session de négociations n'est programmée entre les deux parties.
✦ L'essentiel en questions
Selon l'UKMTO, le trafic a atteint 20 % de sa moyenne d'avant-guerre pour la semaine se terminant le 21 août 2026. Cela représente 103 navires entrants et 89 sortants sur sept jours, soit respectivement 14 et 12 transits quotidiens en moyenne.
Le trafic était tombé à seulement 4 % de la moyenne d'avant-guerre les semaines précédentes, avant de remonter à 17 % à la mi-août. Le niveau de 20 % représente donc une progression sensible, même s'il reste très inférieur aux volumes normaux.
Un mémorandum d'entente signé en juin 2026 prévoyait une cessation des hostilités et la restauration du trafic maritime dans le détroit. Il a capoté en raison de désaccords persistants sur ses modalités d'application. Aucune nouvelle session de négociations n'est programmée.
Le président américain a déclaré vendredi que l'Iran souhaiterait conclure un accord, mais qu'il n'est « pas prêt à conclure le bon accord ». Washington maintient par ailleurs un blocage effectif des navires iraniens dans leurs ports, selon Reuters.
Le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright a indiqué que l'armée américaine contribue à maintenir un débit moyen de 8 millions de barils par jour, contre plus de 20 millions avant le conflit. Environ un cinquième de la consommation mondiale d'hydrocarbures transitait par le détroit avant la guerre.

