
Photo : SrA Laiken King / U.S. Air Force
Le Royaume-Uni convoque l'ambassadeur d'Iran après un projet d'attentat contre une base aérienne
Le Premier ministre britannique Andy Burnham a déclaré devant la Chambre des communes que la tentative de sabotage visant la base aérienne de RAF Fairford a « très probablement » été coordonnée depuis l'Iran. Selon Burnham, l'opération a été « presque certainement dirigée par les Gardiens de la Révolution islamique ».
Le chef du gouvernement a confirmé cette évaluation lundi, précisant que des sanctions supplémentaires seraient prises contre Téhéran. « Nous ne tolérerons pas ces menaces sur notre sol », a averti le ministre des Affaires étrangères Ed Miliband, qui a annoncé la convocation de l'ambassadeur iranien à Londres.
Londres a aussi désigné deux ressortissants iraniens, dont le chef du contre-espionnage des Gardiens de la Révolution, pour leur rôle dans des activités hostiles menées au nom du régime iranien. 7 hommes ont été arrêtés dans le cadre de l'enquête, puis libérés sous conditions strictes, sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre eux.
Washington a rejoint Londres dans ses accusations, désignant également l'Iran comme responsable du complot contre la base britannique. Les États-Unis, l'Australie, le Canada et d'autres pays ont publié une déclaration commune avertissant que « toute tentative de la part de l'Iran de menacer, intimider, effrayer, harceler ou nuire à des personnes sur nos territoires, par l'intermédiaire de complices ou par tout autre moyen, est inacceptable ».
L'armée de l'air américaine avait retiré ses bombardiers de la base de Fairford la semaine dernière, les redéployant vers leurs bases d'origine aux États-Unis. Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rejeté les accusations, affirmant que Burnham « se trompait de cible ».

