
Le Hamas déplacerait sa direction politique du Qatar vers la Turquie (Al-Sharq al-Awsat)
Le Hamas a transféré une partie importante de ses activités politiques du Qatar vers la Turquie au cours des derniers mois, selon des sources au sein de la direction de l'organisation terroriste à l'étranger, citées par le quotidien arabophone Al-Sharq al-Awsat.
Après une longue période où Doha servait de centre officiel du mouvement, les réunions du bureau politique ont repris à Istanbul. Les sources confirment que ce déplacement porte sur des activités de direction, et non sur une simple présence symbolique.
Ce glissement géographique modifie la carte de la médiation internationale. Le Qatar avait jusqu'ici joué un rôle central dans les négociations entre le Hamas et Israël, en accueillant sur son sol les dirigeants de l'organisation terroriste. La Turquie, qui maintient des relations ouvertes avec le Hamas depuis plusieurs années, devient ainsi un interlocuteur dans tout processus diplomatique impliquant le mouvement.
Ankara entretient des liens étroits avec la direction politique du Hamas depuis au moins 2012, date à laquelle le président Recep Tayyip Erdogan avait reçu Khaled Mechaal (alors chef du bureau politique). La Turquie n'a jamais inscrit le Hamas sur sa liste des organisations terroristes, contrairement à l'Union européenne, aux États-Unis et à Israël.
✦ L'essentiel en questions
Les sources de la direction du Hamas à l'étranger n'ont pas précisé les raisons de ce transfert. Le Qatar hébergeait jusqu'ici le centre officiel de l'organisation. La Turquie, qui n'inscrit pas le Hamas sur sa liste terroriste, entretient des liens étroits avec le mouvement depuis plusieurs années.
Les dernières élections pour la présidence du bureau politique du Hamas se sont tenues à Istanbul. Elles se sont achevées sans résultat, aucun candidat n'ayant obtenu la majorité nécessaire. La direction de l'organisation reste donc sans chef officiellement élu à l'issue de ce scrutin.
Le Qatar avait joué un rôle clé dans les négociations entre le Hamas et Israël en accueillant les dirigeants du mouvement. Avec le transfert des activités vers la Turquie, Ankara devient un interlocuteur incontournable dans tout processus diplomatique futur impliquant l'organisation terroriste.
La Turquie n'a jamais inscrit le Hamas sur sa liste des organisations terroristes, contrairement à l'Union européenne, aux États-Unis et à Israël. Ankara maintient des relations ouvertes avec la direction politique du mouvement depuis plusieurs années, le président Erdogan ayant reçu Khaled Mechaal dès 2012.


