
Le gouvernement yéménite crée une force navale pour lutter contre les Houthis en mer Rouge
Le gouvernement yéménite internationalement reconnu a annoncé en mai 2026 la création d'une nouvelle force navale chargée de contester le contrôle houthi en mer Rouge et au détroit de Bab el-Mandeb. L'initiative, révélée lors des célébrations du 36ᵉ Jour de l'Indépendance du Yémen, vise à rétablir l'autorité gouvernementale sur la côte occidentale et les îles clés du Yémen.
L'Arabie saoudite est le principal soutien de cette force navale, tandis que les États-Unis et d'autres puissances occidentales lui apportent un appui politique. En janvier 2026, Ryad a annoncé la création d'un Comité militaire suprême chargé de superviser l'ensemble des forces alignées sur le gouvernement reconnu.
La force navale doit remplir trois missions principales : sécuriser les routes maritimes commerciales, combattre la contrebande d'armes qui alimente l'effort de guerre houthi, et rétablir la souveraineté gouvernementale sur la zone maritime. Une présence renforcée sur le détroit de Bab el-Mandeb devrait permettre une surveillance accrue et réduire les risques d'attaques contre les navires de commerce.
Les Houthis et l'Iran ont condamné cette initiative. Les premiers ont menacé une escalade et la fermeture potentielle du détroit si la pression sur leurs alliés s'intensifie. Téhéran a averti que toute action contraire à ses intérêts régionaux pourrait déstabiliser l'ensemble de la zone.
Pour la communauté maritime internationale, un gouvernement yéménite plus présent en mer Rouge pourrait réduire les primes d'assurance, qui ont augmenté considérablement en raison des attaques houthis. Un diplomate américain a déclaré que « la défense de la liberté de navigation est un élément crucial de la paix et de la sécurité internationales. La menace houthi a des répercussions bien au-delà de la région ».
Pour Israël, cette force navale représente un potentiel contrepoids à la menace houthi en mer Rouge. Une présence gouvernementale yéménite plus forte pourrait aider à briser le blocus maritime déclaré par les Houthis et sécuriser la route vers le port d'Eilat. Selon les observateurs régionaux, elle pourrait aussi affaiblir l'influence de Téhéran et réduire la nécessité d'une implication militaire israélienne directe.


