
Le chef du Mossad se serait entretenu avec le ministre syrien des Affaires étrangères
4 jours avant une frappe israélienne en Syrie, le chef du Mossad David Barnea se serait entretenu par téléphone avec le ministre syrien des Affaires étrangères, rapporte Reuters. Un contact rare, centré sur la présence militaire turque en Syrie et ses répercussions régionales.
Selon Reuters, des responsables israéliens ont transmis un avertissement direct à leurs homologues syriens en amont de la frappe : « Nous savons que les Turcs sont en route. C'est une violation du statu quo. » La démarche illustre la tentative israélienne de peser diplomatiquement avant de recourir à l'action militaire.
Israël avait compris relativement tôt que la Turquie entendait très probablement établir une présence militaire permanente et significative en Syrie. Des avertissements diplomatiques avaient été transmis pour tenter d'éviter ce scénario, sans succès apparent.
L'entretien présumé entre David Barnea et le ministre syrien constitue un canal inhabituel : un chef de service de renseignement traitant directement avec un chef de la diplomatie étrangère. La discussion portait sur les conséquences de l'ancrage turc pour l'ensemble de la région, selon les informations de Reuters.
✦ L'essentiel en questions
Selon Reuters, David Gofman a joint le ministre syrien quatre jours avant une frappe israélienne en Syrie pour l'avertir de la présence militaire turque. Israël considérait cette présence comme une violation du statu quo et cherchait à peser diplomatiquement avant toute action militaire.
Des responsables israéliens ont averti directement leurs homologues syriens : « Nous savons que les Turcs sont en route. C'est une violation du statu quo. » Israël avait anticipé que la Turquie entendait établir une présence militaire permanente et significative en Syrie.
Un chef de service de renseignement traitant directement avec un ministre des Affaires étrangères d'un État étranger constitue un canal diplomatique rare. La discussion portait sur les conséquences de l'ancrage militaire turc pour la région, selon Reuters.

