
L'armée américaine aurait frappé 140 cibles en Iran en riposte à une attaque maritime
Le Commandement central américain (CENTCOM) aurait achevé ce vendredi 10 juillet un troisième cycle de frappes contre l'Iran, visant environ 140 cibles militaires réparties sur l'ensemble du territoire iranien. Ce serait le bilan le plus lourd des trois nuits d'opérations menées cette semaine, portant le total à plus de 300 cibles frappées depuis le début de la campagne.
Le déclencheur serait une attaque des Gardiens de la Révolution contre le GFS Galaxy, porte-conteneurs battant pavillon chypriote, en transit dans le détroit d'Ormuz. Un membre de l'équipage civil est porté disparu. Le navire, immobilisé par un incendie sur le pont et de graves dégâts dans la salle des machines, ne pourrait plus poursuivre sa route.
Les munitions de précision auraient été lancées depuis des avions de combat, des drones et des navires. Les cibles auraient inclus des sites de missiles et de drones, des installations de stockage de munitions, des réseaux de communication et des sites de surveillance côtiers. Pete Hegseth (secrétaire à la Défense) : « L'Iran a fait un mauvais choix. Il en paie le prix. »
Selon le CENTCOM, l'Iran « avait reçu une nouvelle occasion de démontrer son respect du mémorandum d'accord » après avoir été tenu responsable d'attaques antérieures contre des navires commerciaux, mais aurait « de nouveau échoué à le faire ».
Depuis le début du mois de mai, les forces américaines ont contribué au passage réussi de plus de 800 navires commerciaux et de 400 millions de barils de pétrole brut à travers le détroit. Selon l'AP, les frappes de ce troisième cycle auraient été nettement plus importantes que les deux premières nuits d'opérations.
L'Iran aurait répondu aux frappes en ciblant Bahreïn, le Koweït et le Qatar, des tirs qui menacent un accord provisoire destiné à mettre fin au conflit. Selon le Washington Post, Téhéran aurait par ailleurs déclaré le détroit d'Ormuz fermé et affirmé avoir tiré sur un navire tentant de l'emprunter sans autorisation.


